Présentation

Présentation
Voilà, si vous vous retrouvez ici, c'est que vous avez sans doute cliqué sur un lien sur mon autre blog ^^

Si vous lisez du Yaoi depuis un moment, vous devez forcément connaître Undrockroll. Elle et Cynical-terror sont connues pour avoir écrit des fics comme Formative, Catharsis ou Don't tell mom.

Je suis ici pour vous faire découvrir l'une des fics qu'Undrockroll a écrite toute seule

Son nom ?

In die Nacht

Cette histoire est déjà fini et comporte 20 chapitres ^^

Je ne suis que l'humble traductrice !!! Ce n'est pas moi qui aie écrit cette histoire. Je l'ai beaucoup aimé donc j'ai voulu vous la faire partager !!!

Un grand merci à Winry, ma béta-lectrice (tu dois en corriger des fautes derrière moi hein >__< XD)

Voilà

Bonne lecture

Fallen

# Posted on Monday, 24 November 2008 at 4:04 PM

Edited on Monday, 24 November 2008 at 4:36 PM

Chapitre 1

Chapitre 1
Tom soupira de plaisir alors que la fille, qui qu'elle fut, glissait de haut en bas sur sa poitrine, léchant et mordillant sa peau chaude. Il ne connaissait pas son nom, il ne savait pas non plus son âge, mais au diable les détails – elle avait une langue.

Il les fit pivoter de façon à se retrouver au-dessus, assis sur ses hanches, sentant son excitation monter à chaque contact. Elle laissa sortir un gloussement un peu bête et il mit un doigt sur ses lèvres. Ils étaient dans le tour bus, et dieu seul savait si les autres étaient en train de dormir. Ils devaient être discrets.

« Je dois pisser, » chuchota Tom à la fille et elle hocha la tête, continuant de rire nerveusement. Probablement un gloussement nerveux. « Je vais vite revenir. Ne bouge pas bébé ».

Il se pencha en avant et l'embrassa à pleine bouche, maudissant sa vessie d'être si pleine. Mais la dernière chose dont il avait besoin était de pisser sur une fille et que toute la presse soit au courrant.

Il devait être rapide. Avant qu'il ne soit revenu, elle pourrait très bien être partie ou même pire, il pourrait ne plus bander. Ces deux pensées le firent se presser en bas vers la petite salle de bain aussi vite qu'il put, se tuant presque dans le processus.

Il semblait que tout le monde dormait. Tom avait un petit peu bu après le concert, juste de l'alcool de nana, vraiment. Rien qui puisse altérer son jugement, mais cela rendait le fait de marcher dans un bus étroit un peu plus difficile.

Il avait pris la fille la plus mignonne avec les plus gros seins qu'il puisse trouver, et le plan était de se la faire deux fois avant 3h. Evidemment, la séduction aurait été bien plus facile si le staff avait réservé des chambres d'hôtel pour les garçons, mais ils essayaient de ne pas trop dépenser et les chambres d'hôtel étaient considérées comme des récompenses.

Mais Tom n'en n'avait rien à faire. S'il y avait une chance de baiser, il s'en fichait d'où ça se passait, aussi longtemps que ça se passait.

Il remonta sa fermeture éclair après avoir pissé et cligna des yeux plusieurs fois sous l'éclairage. Il ne se souvenait pas d'avoir suffisamment bu pour avoir la vision brouillée, peut-être que c'était la fatigue. Quoi qu'il en soit, la lumière l'agaçait donc il l'éteignit immédiatement.

Il était temps de retourner à l'abordage. Jessica. Bekky. Viktoria. Peu importe.

Dehors, il y avait de vagues bruits de vie; des voitures qui les dépassaient, quelques cloches d'églises au loin, du vent. Tom trouvait ça réconfortant, la vie sur la route. Il imaginait qu'il pourrait être un bon marin tellement il était habitué à dormir sur des surfaces constamment en mouvement, roulant et faisant constamment du bruit. Parfois il avait un peu l'impression qu'il était sur la mer.

Il tourna le coin et se reprit son équilibre alors qu'il saisissait le bord de sa couchette. La bonne nouvelle c'était qu'il était toujours aussi dur que de la pierre. La mauvaise nouvelle c'était, qu'apparemment, la fille qu'il avait tellement envie de baiser s'était endormie. Tom soupira fort. C'est pas comme si ça l'embêtait de réveiller les gens, c'est juste que ça demandait un peu plus d'efforts qu'il n'avait envie d'en fournir pour cette fille.

Il poussa le rideau et tout devint noir. Elle avait fait comme chez elle au point d'avoir fermé la petite fenêtre à l'intérieur, une chose que ne faisait jamais Tom, jamais. Il se hissa dans la couchette et passa au-dessus d'elle, poussant son sexe dur contre son estomac, et se pencha vers le bas, au niveau de son visage. Elle soupira un peu et Tom sentit son souffle chaud contre sa joue, ce qui contracta son bas-ventre encore plus.

« Je suis de retour », Chuchota Tom, ses lèvres passant rapidement contre son doux visage. « Je t'ai manqué? Apparemment non. Il est temps de se réveiller... »

Tom l'embrassa pleinement sur les lèvres et la sentit inspirer profondément, surprise. Il se frotta contre elle et passa ses doigts dans ses cheveux, léchant ses lèvres. Elle haleta et pressa ses hanches contre son érection, il faillit gémir tout haut, mais se mordit la lèvre inférieure pour s'empêcher de faire du bruit.

S'en était trop pour elle. Elle glissa sa langue dans la bouche de Tom et chercha sa langue. Elles se rencontrèrent, et Tom sentit un délicieux piercing sur sa langue percée. Personne ne l'avait jamais mieux embrassé.

Alors qu'il laissait descendre une de ses mains pour saisir ses gros seins, il eu une plus grande surprise encore.

« Uhh... » murmura Tom, confus. Il n'avait rien saisi à part une poitrine plate.

« Qu'est-ce qui se passe ? » dit une voix légèrement profonde, fatiguée, en dessous de lui. Tom sentit des mains courir sur son corps et arriver à ses cheveux. Un doigt s'entoura autour d'une dread.

« Tom ? C'est toi ? Mais qu'est-ce que tu fais putain ?? » Tom se sentit violemment poussé loin de la personne sur laquelle il se trouvait.

Il se redressa tellement vite qu'il se cogna la tête contre le plafond de la couchette. Il frappa le bord de la fenêtre et une traînée de lumière apparut à l'intérieur, illuminant le visage confus et horrifié de son frère, Bill.

« Oh, mon dieu », gémit Tom, rougissant furieusement, mortifié au-delà de tout. Il avait du grimper dans la mauvaise couchette, évidemment. Pourquoi Bill insistait-il pour avoir la couchette juste en-dessous de lui putain ? « Oh merde. Merde. Merde. Merde ! »

« Dégage Tom ! » siffla Bill, tapant Tom pour le sortir de sa couchette. Tom se sentait comme figé dans le temps, coincé pour toujours à cet instant, comme si rien de ce qu'il pouvait faire ne serait jamais assez pour ne serait-ce que le sortir de cette couchette. C'était plus que de l'humiliation, il se sentait physiquement malade.

Tom se hissa précipitamment en dehors de la couchette et courut à l'autre bout du bus. Il n'y avait vraiment aucun moyen de s'enfuir dans le bus. Il s'assit à la table et plongea sa tête dans ses bras. « Oh mon dieu, oh putain. Merdemerdemerde. »

Bill ferma brutalement son rideau.

La fille passa sa tête en dehors de la couchette de Tom et le regarda confusément, pleine d'espoir. Il secoua juste sa tête dans un mouvement qui voulait dire « non, casse toi putain, ça n'arrivera jamais. »

Elle lui lança une moue de dédain et partit.

A deux reprises, Tom cogna lourdement sa tête contre la table. Il dormirait ici cette nuit, enfin, s'il arrivait à dormir.

# Posted on Monday, 24 November 2008 at 4:09 PM

Chapitre 2

Chapitre 2
Bill et Tom avaient toujours été extrêmement proches. Bill montrait facilement son affection mais Tom n'était pas aussi libre avec ses sentiments. Il essayait de paraître désintéressé la plupart du temps. A chaque fois que Bill voulait l'enlacer ou lui sauter dessus en public, Tom roulait des yeux et faisait un petit sourire impuissant qui signifiait « Oui, je suis de la même famille que ça. »

Mais ils s'aimaient. Un système de soutien intégré, voilà ce qu'était un jumeau. Ils ne pouvaient pas faire de trucs dingues comme la télépathie entre jumeaux ou ce genre de choses, mais ils pouvaient définitivement sentir les hauts et les bas de l'autre.

Une fois, à l'école primaire, ils avaient échangé de place en classe pour duper un remplaçant. Ça n'avait pas marché car Bill avait été Bill depuis le début, et Tom avait été Tom, mais ça les avait fait se sentir plus connectés que jamais.

Bill admirait Tom. C'était flagrant dans ses yeux à chaque fois qu'il le regardait. Parfois ça embarrassait Tom, mais Bill était celui dont il était le plus proche et en qui il croyait le plus au monde. Avoir grandi, pour une grande part, sous les projecteurs, leur avait pesé à tous les deux. C'était réconfortant pour Tom de savoir que Bill serait toujours là.

Avait-il juste tout foutu en l'air ? Quand il était petit, il essayait autant qu'il le pouvait de s'éloigner de son étrange petit frère Bill. Bill, qui s'intéressait au maquillage et au chant, ne voulait jamais sortir et jouer de manière un peu plus brutale avec Tom.

Il était bien avec Tom, aussi – les enfants se moquaient de Bill. D'une façon ou d'une autre, ils savaient qu'il était différent, plus unique que n'importe quel enfant de 7 ans ne devrait l'être.

Tom se sentait offensé de tout ça et voulait défendre son petit frère, mais il avait aussi besoin de s'intégrer. Il ne pouvait pas supporter d'être encore plus différent.

Tom n'arrivait pas à croire ce qu'il avait fait. Il était resté étendu sur les coussins de la banquette qui entourait la table toute la nuit, mortifié et horrifié de ce qu'il avait fait. Il avait embrassé à pleine bouche son frère Bill.

Quel genre de malade faisait ça ? Non, quel genre de malade faisait ça et resterait ensuite éveillé toute la nuit à y penser ?

Il n'arrivait pas à se sortir ça de sa tête. Et que faisait Bill, bordel? Etait-il capable de dormir après ce qui s'était passé ? Si c'était le cas, alors Bill était bien plus étrange que ce que Tom avait pu imaginer avant.

Il commençait à y avoir de la lumière dehors. Le jour se levait, et la nuit de Tom n'avait jamais pris fin. Il se sentait très mal. Bientôt tout le monde serait réveillé, fourmillerait autour de son espace personnel, lui demandant comment ça s'était passé avec cette fille de la nuit dernière.

Peut-être que rien n'arriverait. Peut-être qu'en fait l'humiliation l'avait carrément tué et qu'il était maintenant un fantôme, hantant le bus sans le savoir.

Ou peut-être que c'était une sorte de rêve déformé.

En fait, peut être que ça ne serait pas si terrible. Ça avait été une erreur, après tout. Une grosse erreur, n'importe qui aurait pu la faire. Tom se surprit à souhaiter avoir grimpé dans la couchette de Georg ou Gustav à la place. N'importe quoi, n'importe quoi d'autre était mieux que la pensée qu'il avait frotté son sexe très dur contre le ventre de son frère et qu'il l'avait embrassé avec la langue.

Tom se sentait mal à nouveau. Oh, dieu, il avait fait des avances à son petit frère Bill.

Au moins, si ça avait été Georg ou Gustav, ils auraient juste frappé Tom à la mâchoire et se seraient bien marrés à propos de ça, lui disant de se casser et d'essayer ça sur quelqu'un que ça intéresserait. Tom se serait senti assez mal, mais il s'en serait remis et aurait excusé son comportement par le fait qu'il était ivre. Il faisait des choses vraiment folles quand il buvait.

Mais en fait, il n'était même pas vraiment pompette la nuit dernière.

Il était 7h30 maintenant. Le bus commençait à s'agiter aux alentours de 8h. Tom se demandait quelle était la meilleure conduite à adopter : s'enfermer dans la salle de bain ? Se précipiter dans sa couchette et jouer au malade toute la journée ? Sortir et se faire sexuellement agresser par le premier groupe de filles qui le verraient ?

Il choisirait l'agression sexuelle.

Georg émergea de sa couchette en premier. Il fit un vague signe de tête vers Tom et alla directement dans la salle de bain. Aucun des garçons n'était du matin. Tom n'arrivait pas à se rappeler la dernière fois qu'il avait eu une conversation qui en valait la peine avec l'un d'entre eux avant midi.

Quand Georg revint des toilettes, il était en train de se débattre pour enfiler un T-shirt au dessus de sa tête. Tom vit qu'il était le devant derrière et les coutures à l'extérieur, mais il décida de ne rien dire. Ça serait bien pour rire plus tard.

« Tu n'es même pas allé te coucher? » demanda Georg à Tom.

« Si, » mentit Tom. « C'est juste les même fringues ».

Georg sourit. « Comment ça s'est passé avec cette fille ? »

Tom repensa à la veille et tout ce dont il pouvait se rappeler clairement c'était qu'il avait embrassé Bill et qu'il s'était frotté contre lui.

« Du n'importe quoi, » marmonna Tom. « C'était vraiment n'importe quoi. »

« Ouais, » répondit Georg, regardant fixement quelque chose au travers de la vitre. « Elle avait l'air bizarre. »

Il donna un grand coup à Tom dans l'épaule et retourna dans sa couchette. Tom commençait de nouveau à se sentir physiquement mal en repensant à tout ça. Il ne pouvait pas sortir de sa tête l'image d'un Bill perdu et abusé sous lui.

Tom bailla. Il pensa qu'il devrait au moins essayer de s'allonger et de dormir pendant quelques temps. Ils avaient un concert ce soir là et il devait être en forme. Il avait déjà fait des concerts sans avoir dormi et ce n'était pas quelque chose qu'il voulait vivre à nouveau. C'était comme avoir une mauvaise gueule de bois sans aucun endroit pour s'écrouler.

Gustav arriva ensuite, déjà au téléphone. Tom supposa qu'il devait être avec sa petite amie. Gustav semblait être toujours au téléphone avec elle pendant leurs temps libre.

« Ouais, c'est assez pluvieux ici aussi, » lui disait-il, avec une certaine voix, Tom savait que Gustav la réservait uniquement à sa petite amie. « Je pense que je me sens mieux maintenant... J'étais juste un peu enrhumé... Ouais... J'aurais voulu que tu sois là pour prendre soin de moi... Oh, vraiment ? »

Il passa devant Tom et lui fit un signe de tête en sortant du bus. Tom leva les yeux au ciel, il ne pouvait pas supporter d'écouter Gustav parler à sa petite amie. Aucun des garçons ne le pouvait. Il était trop ridicule. Ce mec se faisait vraiment mener par le bout du nez.

Tom décida d'aller s'allonger dans sa couchette pour une heure - sa couchette, sa propre couchette. Pas celle de Bill. Il pourrait au moins fermer les yeux, histoire d'avoir une petite chance de ne pas être dans le coltard ce jour là.

Alors que Tom était sur le point de se lever, Bill sortit de sa couchette. Il lui manquait une chaussette, il frottait ses yeux noirs, et ses cheveux partaient dans toutes les directions. A chaque fois que son pied nu touchait le sol froid il faisait un petit bruit d'irritation.

Tom se figea. Bien sûr, le seul matin où Bill se réveillait tôt de lui même était le seul matin où Tom essayait de l'éviter.

« Bonjour, » dit Bill d'un air renfrogné. Il se dirigea clopin-clopant vers la table où Tom était assis et s'installa, grimaçant alors que son dos craquait. « Merde »

Il étendit ses jambes et se pencha en arrière, ouvrant et fermant la bouche, étirant sa mâchoire. Tom ne savait pas quoi faire. Il se sentait extrêmement mal à l'aise avec Bill assis aussi près.

« Heu, salut, » répondit Tom. C'était mieux que le silence.

« C'est étouffant ici ce matin, pas vrai ? Quelqu'un a oublié d'ouvrir la ventilo... Oh, ouais, regarde, il pleut. Putain c'est incroyable que je ne sois pas complètement enrhumé. » Bill éternua et ensuite expira, fortement et longtemps. « Comment ça peut être aussi sec et mouillé en même temps ?? »

Tom haussa les épaules.

« Fait chier. On se les gèle. C'est pas comme si on était pauvre, » continua de râler Bill, semblant ne pas se rendre compte que Tom ne l'écoutait pas. Bill aimait entendre Bill parler. « On pourrait se permettre d'avoir du chauffage. Qui c'est ? Oh, Gustav. Déjà au téléphone avec Léa? »

Bill regarda finalement Tom et remarqua à quel point il était renfermé. Ne pas être du matin était une chose, mais Tom agissait étrangement, Bill le remarqua.

« Tom ? »

« Hm? » Tom était en train de planifier son prochain mouvement, comment il pourrait se sortir de là.

Normalement, il se serait juste éloigné de son frère qui délivrait sa litanie matinale de jérémiades, mais ce matin là semblait différent.

Et putain, pourquoi est ce que Bill agissait normalement, de toute façon ?

« Est ce que tu es encore bourré? » demanda Bill, confus.

« Quoi ? Non ! » répondit sèchement Tom. « Je ne l'ai jamais été. »

Bill lui lança un regard incrédule. « Ok. »

Tom gémit intérieurement. Il réalisa qu'il n'aurait pas été de mauvais augure pour lui d'avoir été complètement beurré la nuit d'avant.

« Je veux dire, si, je l'étais, » dit Tom maladroitement.

Bill le dévisagea, tripotant le bas de son jogging à l'endroit où il s'effilochait à force d'être porté. Tom commençait à se demander si Bill se souvenait vraiment de tout ce qui c'était passé la nuit précédente.

« Tu sais que je pense que ça craint quand tu picoles comme ça, » Bill avait dit ça dans un ton qu'il utilisait de temps en temps. « Tu doit être prudent. »

« Tu le fais aussi, d'ailleurs. Ce n'est pas tes affaires, putain. »

Bill semblait un peu blessé. « Bon dieu, je m'inquiète juste pour toi. Rappelle moi de ne plus jamais faire ça. »

Le bus était tellement silencieux que Tom sentait un mal de tête venir. Il ne pouvait pas continuer à rester assis ici avec son frère qui agissait comme si tout était normal. Ça allait le rendre dingue.

« Peu importe, » marmonna Tom, se levant pour aller s'allonger.

« Ce n'est pas ma faute si tu es venus dans ma couchette hier soir, alors arrête de faire ton connard avec moi à propose de ça. »

Tom se figea à nouveau. « Quoi ? »

« Je vais faire comme si ça n'était jamais arrivé, parce je te connais et que je sais que c'est de cette manière que tu veux que ça se passe, mais arrête de t'énerver contre moi à cause de ça. Je n'ai absolument rien à voir avec ça. » répondit Bill.

« Tu as tout à voir avec ça ! » dit Tom, irrité.

Bill croisa les bras. « Non, j'étais en train de dormir dans ma couchette. Tu étais dehors à faire je ne sais quoi. C'est pas si grave, Tom. C'était un accident, je m'en fous. »

Tom fixa son frère. C'était plus que clair que Bill n'était pas du tout affecté par ça. Son étrange nature avait de nouveau pris le dessus.

« Ok, » grommela Tom « Si tu veux. »

Tom fila jusqu'à sa couchette et Bill le regarda. Bill ne pensait vraiment pas que c'était grave. Il se souvenait de tout très clairement.

Il était à moitié endormi quand il avait senti quelqu'un grimper sur lui et commencer à frotter son nez contre son visage. A ce moment là, Bill continuait de penser qu'il était en train de faire une sorte de rêve très réaliste.

Ce n'était pas souvent que Bill avait un peu d'action réelle, donc il avait approfondit ça, embrassant passionnément son visiteur en retour. Le baiser avait été aussi chaud et attirant que le corps au dessus de lui.

Il en avait apprécié chaque instant, ça semblait parfait. Ce ne fut que quand il sentit une main sous son T-shirt, la main froide le réveillant vraiment, qu'il réalisa que c'était Tom.

La seule réaction de Bill avait été de pousser violemment Tom au loin. C'était un réflexe parfaitement normal, n'importe qui aurait fait ça. S'il pouvait recommencer, il pousserait Tom moins brutalement.

Bill se souvint quand lui et Tom avaient presque 7 ans et qu'ils avaient parlé de ce qu'il voudraient être quand il seraient grands. Bill pensait que lui et Tom seraient toujours être ensemble, et ça le blessait vraiment de les imaginer chacun de leur côté.

Bill l'avait dit à Tom, et Tom avait ri, disant avec autant de sagesse qu'un enfant de presque 7 ans pouvait avoir, « T'en auras marre de moi, j'en ai déjà assez de toi. » Bill ne prenait pas bien le rejet, en particulier venant de son propre frère. Il avait passé le reste de la journée à pleurer.

C'était ce que Bill venait juste de faire. Il avait rejeté son frère, même si la situation était complètement différente. Il savait que Tom ne fonctionnait pas vraiment comme lui, que le rejet ne le blesserait pas autant venant de lui.

Il avait vu Tom se pas se formaliser des échecs du groupe, de se prendre des râteaux avec des filles, des devoirs, des mauvaises notes, et de l'interférence parentale. Il n'y avait pas grand-chose qui troublait Tom, il était virtuellement imperturbable.

Bill, malgré tout, Bill avait toujours une façon de l'affecter.

Gustav revint dans le bus. « Bien, on se parlera bientôt. Je sais, tu me manques toi aussi... Passe une bonne journée... Tu me manques... Je le ferai quand tu le feras... Ok, bye... Je t'ai dit que je le ferai après toi!... Non, toi d'abord. »

Bill soupira et s'affaissa sur le siège, se mettant en boule et essayant d'ignorer la voix de Gustav. Il serra ses genoux contre son torse et ferma les yeux.

« Bien, à trois... Un... Deux... Trois... T'as pas raccroché non plus ! »

Bill se leva et attrapa le téléphone de Gus. « Hi, Lea ? C'est Bill... Je vais bien, et toi?... Super. Je vais raccrocher maintenant, Gus t'envoie son amour. Bye Bye. »

Bill ferma le clapet du téléphone et le rendit à Gustav.

Gustav haussa les épaules et retourna dans sa couchette, pianotant déjà sur son téléphone.

Bill retourna s'installer comme auparavant sur la banquette. Il était presque 8h du matin et il savait qu'il devrait probablement se préparer pour la journée. Après tout, ils avaient un concert ce soir. Il espérait que Tom allait bien.

Bill pouvait comprendre l'embarras de la situation mais il n'arrivait vraiment pas à en être à moitié aussi ennuyé que Tom.

La dernière chose que Bill entendit avant de somnoler fut Gustav disant à voix basse « Désolé, Le, je ne voulais pas vraiment te raccrocher au nez... Non, je ne ferais jamais ça. »

# Posted on Monday, 24 November 2008 at 4:21 PM

Chapitre 3

Chapitre 3
Les jours suivants furent éprouvants. Ils avaient eu trois concerts différents dans trois villes différentes en autant de jours. Il n'y avait pas beaucoup de temps pour autre chose que ce cycle constant, dormir, manger, jouer, dormir.

Ça faisait aussi trois jours qu'avait eu lieu le quiproquo entre Bill et Tom. Tom continuait de fuir Bill comme la peste. Bill n'avait pas vraiment eu le temps de le remarquer, puisque leurs horaires étaient tellement tendus et qu'il n'y avait de temps mort pour aucun d'entre eux. Cependant, Georg et Gustav, et même le staff avaient remarqué le manque de charisme des jumeaux sur scène. Tom avait joué de la guitare, restant fermement au même endroit, la tête baissée. Il était généralement assez agité pendant les concerts. Bill, qui dansait souvent partout sur la scène et avec tous les membres du groupe en chantant, était clairement resté éloigné de son frère. C'était déroutant.

Au moins, ils étaient arrivés dans un lieu où ils resteraient pour plusieurs jours. Les grandes villes comportaient toujours plusieurs dates de concert. La direction avait aussi remarqué la fatigue du groupe et leur avait réservé plusieurs suites d'hôtel, c'était une sorte de prime d'encouragement. Les soudoyer un peu ne leur faisait pas peur. Ce qui gardait les garçons heureux conservait la presse calme.

Il faisait nuit quand ils arrivèrent en ville. Il y avait le traditionnel groupe de fans qui attendait l'arrivée de leur bus, et qui criait si fort qu'on pouvait les entendre à des kilomètres à la ronde. A leur arrivée, Bill avait son front collé contre la vitre. Il avait cette expression sur le visage, celle qu'il arborait avant d'entrer en scène ou à la télévision pendant une interview. C'était l'expression qui disait “je suis prêt”. Il se tourna vers Georg et Gustav.

Prêts ou pas, » murmura-t-il, les yeux pétillants. Georg et Gustav grognèrent pour répondre. Ils savaient qu'ils étaient relativement tranquilles quand ils marchaient parmi des filles qui criaient. C'était surtout Bill et Tom que la plupart des fans voulait.

Le bus ralentit et s'arrêta et David arriva pour donner quelques instructions. Ils devaient signer quelques autographes, prendre quelques photos. Il y avait eu des fuites concernant l'endroit où le groupe allait séjourner, et la sécurité devait être encore plus vigilante. Pour conclure, David dit à Bill qu'il devrait probablement retirer ses bijoux qui pouvaient constituer une prise. « Juste au cas ou », dit le manager qui semblait nerveux.

Bill, Georg et Gustav se levèrent et se préparèrent à faire face à la foule. Tom en revanche était toujours assis au fond, regardant la rediffusion d'un thriller mal doublé.

“Tom!” Georg entoura sa bouche avec ses mains pour l'appeler. « Il est temps de bouger. »

Tom jeta un coup d'½il à moitié intéressé. Il rencontra les yeux de Bill qui le regardait d'un air implorant. Contente toi de venir, on règlera ça plus tard, pensait Bill, mordant ses lèvres légèrement recouvertes de gloss. Son piercing à la langue apparut une demie seconde et Tom sentit son estomac faire un bond. Foutu Bill.

J'arrive, répondit Tom. Il éteignit la télévision, ajusta son pantalon ainsi que sa casquette, et se joignit au reste du groupe. « J'suis prêt, j'suis prêt."

Bill hocha la tête en sa direction. Tom lui répondit en secouant la sienne. Le chanteur soupira et se dirigea vers la sortie.

Les cris qui atteignirent leurs oreilles n'étaient pas, et de loin, les plus bruyants qu'ils aient entendu mais ça n'était jamais facile. Ils plantèrent des sourires sur leurs visages et se frayèrent un passage parmi la foule de fans, signant des albums, des tee-shirt et divers morceaux de peau. Tom regardait Bill ; il était électrique. Rayonnant, il faisait son chemin parmi la ligne de filles, charmant chacune d'entre elles comme s'il se préoccupait vraiment de ce qu'elles avaient à lui dire. Personne ne jouait l'aimable star du rock comme Bill. Là, il s'épanouissait.

Tom avança tant bien que mal derrière le reste du groupe, signant et gribouillant des choses de ci de là. Les filles le saisissaient de tous les côtés. Il essaya d'apprécier l'attention sexuelle comme il le faisait toujours, mais il sentait comme s'il y avait quelque chose qui lui gâchait son plaisir.

C'était Bill. Bill qui était là, enlaçant les fans et posant avec elles. Ça faisait trois jours et Tom ne pouvait toujours pas sortir cette inoubliable image de Bill de sa tête. Il était en train de se remémorer comment ça avait été d'embrasser Bill, et la sensation de son frère sous lui. C'était tellement involontaire. Tom n'avait pas la moindre chance. Il se dégoûtait lui-même.

Près de la fin de la ligne de fans, Tom aperçut une fille mignonne, elle devait avoir 17/18 ans. Il pensa qu'elle avait l'air de ce qu'il recherchait et en plus elle lui lançait un regard plein d'espoir.

Peut être que le seul moyen de se débarrasser de ses pensées malsaines envers Bill était de les anéantir avec des pensées malsaines envers quelqu'un d'autre.

Bill lança un regard en arrière et vit son frère faire quelque chose de très familier. Tom s'était arrêté devant cette fille et lui avait donné un bout de papier, avec une expression qui, sur son visage, ne voulait dire qu'une seule chose. Il était sur le point de faire vivre à cette fille le moment de sa vie. Bill fronça un peu les sourcils, il se sentait troublé pour une raison ou une autre. Il réalisa que Tom avait probablement besoin d'emmener cette fille dans sa chambre, mais Bill voulait juste... qu'il ne le fasse pas.

Bill pensait qu'il n'en avait rien à faire. Il savait que ça avait été une erreur, ce qui était arrivé entre lui et Tom. Il savait que ça n'avait aucune importance. Pourtant, il y avait quelque chose qu'il aimait dans le fait de rendre Tom mal à l'aise. Il avait eut ce pouvoir sur Tom quand ils étaient jeunes, s'il avait cassé quelque chose et qu'il ne voulait pas que Bill le dise à leur mère. C'était ce pouvoir qui revenait vers lui, quand Tom faisait quelque chose de mal et qu'il ne voulait pas que Bill le répète. Bill tenait Tom. Il n'était pas sur d'être prêt à laisser ce pouvoir lui échapper déjà.

Pourtant, ce n'était pas ses affaires. Ce que Tom faisait avec son propre pouvoir était quelque chose que Bill n'avait pas à savoir.

Il commençait seulement à se poser des questions à propos de ça à l'instant, alors qu'il regardait Tom draguer cette fille. Qu'est ce qu'il lui avait dit ? Qu'est-ce qui l'avait fait accepter de le laisser lui faire voir les étoiles pour une nuit?

« Merci, on se voit demain ! » Georg disait au revoir à la foule. Bill détacha son regard de Tom et observa autour de lui. Georg et Gustav étaient déjà à l'intérieur. Tom s'éloignait de la fille avec un air très satisfait.

Le flash d'un appareil photo frappa Bill au visage et soudainement, il se sentit bouleversé. Il avait besoin de rentrer, de s'asseoir, de boire un peu d'eau, un truc dans le genre. Deux gardes du corps le guidèrent à l'intérieur de l'hôtel ; ses pieds étaient comme cloués au sol.

« Il nous manque personne? » demanda Dave au groupe, apparemment fatigué. « Bien. Bien. Super. Maintenant, écoutez moi. Je ne vais nommer personne, mais Tom a sérieusement foiré le dernier concert.

Tom sentit ses oreilles chauffer.

« Il est évident que nous sommes tous fatigués, je le sais, » continua Dave. « Je suis fatigué. On va essayer d'utiliser cette nuit comme un moment de relaxation et de repos mental. Je vous ai réservé des suites. Elles sont connectées parce que nous sommes une grande et heureuse famille. Demandez ce que vous voulez au room service. Vas y doucement sur le sucre Bill. »

Bill rigola. “On verra.

Voilà les clefs de vos chambres.” David leur donna quatre clefs. « Votre réveil est à 7h30. Allez. »

Les garçons prirent leurs sacs et marchèrent vers les ascenseurs. « Tous au même putain d'étage, » grogna Gustav. « Si quelqu'un veut éliminer tout le groupe avec une bombe, y'a rien de plus facile. »

Georg lui jeta un coup d'½il. « C'est quoi ces conneries ? »

« Je dit juste ça comme ça. » Gustav haussa les épaules.

Tom et Bill rirent nerveusement. Ils étaient debout côte à côte dans le petit ascenseur, leurs épaules se frottant.

« Hey, mec, » dit Gustav à Tom avec une voix sympathique. « Ce n'est absolument pas grave que tu ais complètement foiré le dernier concert. Je ne crois pas vraiment que quelqu'un d'autre que nous l'ait remarqué. »

« On peut juste dire que c'était la faute du matériel, » ajouta Georg.

Tom regardait le sol. « Je m'en suis remis. Est-ce qu'on peut arrêter de ramener ça sur le tapis ? ? »

« Et bien, on veut pas que ça se renouvelle, » murmura Bill clairement.

« Bordel, ferme la Bill, » l'avertit Tom.

Bill soupira bruyamment. « Est-ce que cette fille va monter ? »

« Quelle fille ?" demanda Georg.

« Je l'ai rencontrée en bas, » lui dit Tom. « Oui, probablement. »

« T'es un crétin fini » dit Bill crûment. « On doit être debout dans environ 7h. »

« Ça ne prendra pas aussi longtemps, » insista Tom. Georg et Gustav rigolèrent.

Bill ne renonça pas. « T'as envie de nous faire passer pour des cons encore une fois juste pour pouvoir baiser une fille ? »

Tom lança un regard noir à Bill. Il savait que son frère connaissait la vraie raison de sa piètre performance sur scène. Maintenant, Bill était juste en train de le tester

«Oui.

L'ascenseur sonna. Ils étaient arrivés à leur étage. Les quatre garçons sortirent de l'ascenseur en silence. Georg et Gustav partirent à la recherche d'un distributeur de boissons.

« C'est pas tes affaires putain, » dit Tom à Bill. « Depuis quand tu t'en préoccupes ? »

Bill fixa Tom. « Depuis que ça a commencé à m'affecter moi aussi. »

« Et comment est-ce que ça pourrait bien t'affecter bordel ? »

« Tu veux vraiment que je le dise ? » dit sèchement Bill.

Tom s'arrêta. Le voulait-il ?

« Tu vois, depuis que tu as commencé à prendre ma couchette pour la tienne, je dirais que ça m'affecte. Depuis que tu m'as pris moi pour une de tes stupides filles.» Bill fronça les sourcils. «Ouais tu vois, c'est le genre de truc qui peut m'affecter. »

« J'y vais, » répondit Tom, montrant sa porte. Il commençait à rougir furieusement et il ne voulait pas que son frère voie qu'il l'avait à nouveau déstabilisé. Il essaya d'ouvrir rapidement sa chambre pour s'enfuir, mais ça ne voulait pas s'ouvrir. « Merde. »

Sans un mot, Tom marcha jusqu'à la porte devant laquelle Bill se tenait, glissa la carte dedans et rentra facilement à l'intérieur. Il claqua la porte derrière lui.

Quand Bill entra dans sa chambre, il se sentit stupide. Il avait ennuyé Tom. Il les avait fait avoir l'air pathétiques tous les deux, comme des putains de gamins. C'était une chose de titiller son frère et de l'emmerder. C'était carrément autre chose d'être aussi accusateur, d'agir comme une femme au foyer acariâtre. C'était comme s'il avait échangé ses couilles contre un rouleau à pâtisserie et un cas de ménopause.

La suite vide semblait trop grande pour Bill. Normalement, il serait simplement allé à la porte d'à côté et serait resté avec l'un des autres garçons, généralement Tom. Ce soir là, il avait l'impression que tout ce qu'il voulait c'était de prendre un énorme et long bain.

La salle de bain était exquise, toute de marbre blanc et de porcelaine étincelante. Bill avait vu des centaines de salles de bain et il y en avait peu dans lesquelles il voulait passer beaucoup de temps. Celle là était l'une d'entre elles.

Il se planta devant le miroir et s'observa. Il avait été fluet et maigrichon toute sa vie mais, récemment il s'était un peu arrondi. Ça l'avait contrarié au départ, de prendre du poids. Il avait juste sainement pris trois kilos mais ça faisait toute la différence du monde. Soudainement, il n'était plus du tout un petit garçon.

Bill ouvrit le robinet de la baignoire avec le bout de sa chaussure et ensuite enleva ses chaussures et ses chaussettes. La vapeur d'eau commençait à monter, tournant autour de lui en de chauds sillons. Ça faisait si longtemps qu'il n'avait pas pu prendre de bain. La vie sur la route lui faisait vraiment apprécier les petites choses.

Tout en tirant son tee-shirt par dessus sa tête et en laissant tomber au sol en tas, Bill alla jusqu'à son sac pour prendre ses affaires de toilette. Ce qu'il préférait c'était de prendre un long bain chaud avec un rasoir neuf et de la crème à raser. La chasse aux poils était une des obsessions de Bill.

Il ôta son pantalon et descendit son boxer. Un coup d'½il au miroir embué par dessus son épaule lui révéla qu'il avait encore des marques de bronzage de ses vacances de Noël. Bill pris une minute pour étudier ses fesses avant de plonger dans la baignoire.

Il grimaça quand l'eau chaude entoura son corps nu. Bill n'était pas vraiment pour la douleur mais il y avait quelque chose de satisfaisant dans le fait de sentir l'eau échauder légèrement sa peau, réveillant ses nerfs et lui faisant oublier pour un moment ce qu'il avait à l'esprit. Tout ce qui pouvait lui sortir Tom de la tête était une distraction bienvenue.

Bill s'allongea dans la baignoire et étira ses longues jambes. Ses orteils se courbèrent et se stabilisèrent contre le bord de la baignoire. L'eau atteignit sa poitrine, et s'il s'enfonçait assez bas, il pourrait immerger totalement sa tête. Il laissa ses mains glisser le long de son ventre et posa un doigt sur son étoile. D'un côté, il regrettait de l'avoir fait. Elle était tellement noire et grande, il se demandait ce qu'il penserait de ça lorsque son corps commencerait à vieillir.

Il descendit ses mains plus bas et ses doigts frôlèrent de petites boucles de poils bruns au dessous de son nombril. Bill était obsédé par l'idée de rester presque complètement imberbe en bas puisqu'il aimait porter des tee-shirts serrés et des pantalons taille basse. Il ne s'était pas rasé depuis une semaine. Ça commençait à se voir.

Non sans hésitation, Bill toucha la longueur de son sexe. Il sentit un frisson courir le long de ses jambes jusqu'à ses orteils à ce léger contact et il soupira, se relaxant un peu plus dans la baignoire. Il pressa la base, entoura son érection grandissante avec sa paume, et commença à bouger ses doigts de haut en bas sur toute sa longueur.

« Oui, » murmura Bill, expirant profondément. La pièce était tellement remplie de vapeur que les cheveux de Bill commençaient à tomber autour de son visage. Il commença à bouger plus rapidement sa main, essuyant la sueur qui coulait le long de front avec son autre main. Son sexe était tellement dur, tellement bon. Il savait qu'il avait besoin de se libérer. « Ohh, mm, oui. »

# Posted on Tuesday, 25 November 2008 at 12:57 PM

Edited on Tuesday, 25 November 2008 at 1:13 PM

Chapitre 4

Chapitre 4
Tom entendit le coup sur la porte. Il était assis sur le raide et inconfortable canapé depuis environ une quinzaine de minutes, regardant le mur. Ce n'était pas son genre d'attendre quelqu'un avec autant d'impatience, mais il avait plus que tout besoin de cette distraction.

Il se leva rapidement et alla jusqu'à la porte, sur laquelle le visiteur continuait de cogner. Il essaya de paraître détendu, il inspira un grand coup, et ouvrit la porte.

Devant lui se tenait la fille qu'il avait rencontrée en bas. Ses yeux s'illuminèrent quand Tom apparut.

« Oh, mon dieu, c'est vraiment réel, » elle le salua, mettant immédiatement une main contre sa bouche. « Salut. »

« Hey, » Dit Tom, se décalant pour la laisser rentrer. « Ravi que tu aies pu venir. »

« Je ne peux toujours pas le croire, » répondit-elle en rentrant, enlevant son manteau tout en regardant autour avec excitation. « Où sont les autres ? »

Tom haussa les épaules. « Ils dorment. »

La fille hocha la tête et laissa tomber son manteau. Elle portait un tee shirt moulant, très moulant même et un jean tout aussi près du corps. Sa poitrine était bien proportionnée et assez grosse, le reste de son corps étant mince avec de belles courbes. Tom commençait à bander juste en la regardant.

« Bon, on fait quoi ? » dit la fille, marchant dans la chambre, touchant quelques objets, comme pour tester à quel point la situation était réelle. « Au fait, je m'appelle Sarah. »

« Tom, » marmonna le blond.

Ca je le sais. » Sarah sourit. « Tu parles pas beaucoup. »

« Un peu, » dit Tom, s'asseyant sur le canapé. « Assez, viens t'asseoir. »

Sarah s'arrêta près du lit et regarda Tom en faisant la moue. « Mais je suis loin. »

Tom sourit. Il aimait qu'une femme pense qu'elle avait le contrôle; c'était meilleur que les préliminaires. Il se leva et alla simplement rejoindre Sarah près du lit, la poussant gentiment pour qu'elle s'asseye. Ses yeux brillèrent quand il la toucha et, à ce moment là, Tom se demandait toujours à quel genre de fan il avait affaire ? Une obsédée, une folle, une cool ou une désinvolte?

Il se le demandait toujours mais ne s'en préoccupait jamais. Pour environ une heure, il se fichait bien de savoir quel genre de fan elle était.

« Est-ce que tes parents savent que tu es sortie ? » lui demanda Tom. Il s'en fichait, vraiment.

« Non. » Sarah sourit. « Et les tiens ? »

Tom rigola. Peu de filles qu'il avait connu avaient eu cette répartie. « Je devrais probablement leur faire savoir parfois. »

Il réduisit la distance qui les séparait et l'embrassa, avec une douce force. Elle joua les surprises comme si elle avait juste espéré une petite conversation et une partie de babyfoot avec lui, mais elle se laissa faire, inclinant la tête et répondant avidement au baiser. Le sexe de Tom se raidit. Sarah sentait délicieusement bon, elle portait son parfum pour femme préféré.

Tom voulait que les choses aillent vite. Il se plaça sur elle, embrassa ses lèvres et traça une ligne le long de sa mâchoire. Un petit gémissement s'échappa des lèvres de Sarah. Tom mordilla légèrement le haut de son cou, une sorte de test, elle hurla presque.

Elle allait être bruyante.

Il glissa ses mains sous son tee shirt et le passa par dessus sa tête, exposant sa poitrine. Tom défit son soutien-gorge avec une main experte, une chose qui ne lui avait demandé que quelques essais hésitants avant de la maîtriser, et balança les deux vêtements par terre. Il l'allongea sur le lit. Elle respirait lourdement, ses seins bougeaient de haut en bas rapidement, au rythme de sa respiration. Tom se pencha et pris un de ses tétons dans sa bouche. Elle haleta bruyamment et une de ses mains s'envola jusqu'à ses cheveux et s'accrocha à une de ses dreads. Il grimaça. Elle était du genre à tirer.

Avant d'aller plus loin, Tom alla jusqu'à sa valise et en sortit un préservatif. C'était le dernier de la boite. Normalement il en avait toujours en réserve, mais il avait été distrait ces derniers temps.

Quand il retourna près de Sarah, elle avait enlevé son jean, et son sous-vêtement était accroché à ses genoux. Tom leva un sourcil dans sa direction. Elle lui fit un sourire en coin, s'assit et amena Tom à elle en le tirant par la boucle de sa ceinture.

Elle repoussa son tee shirt vers le haut et lécha un de ses tétons. Tom ferma les yeux, mais pas de plaisir. Les jeux avec les tétons l'ennuyaient ferme. Il laissa le bout de sa langue tourbillonner autour pendant quelques minutes avant de la stopper et d'embrasser sa bouche humide.

Il lui passa le préservatif et elle leva les yeux vers lui. Il hocha la tête. Elle sourit et commença à déboucler rapidement sa ceinture, les jointures de ses doigts frôlant les hanches de Tom qui sentait son ventre tourner et se tordre. Elle fit finalement glisser le jean et le boxer au sol et s'exclama de plaisir. Son sexe, humide et dur, se dressait devant elle, chaud et prêt.

Elle installa prudemment le préservatif le long de son sexe, Tom la guidant. Dès que ce fut bon, elle entoura le haut de son érection avec sa langue. Il gémit, ses testicules se serrant un peu plus à chaque instant. Il avait besoin d'être en elle tout de suite.

Tom repoussa Sarah sur le lit, ôtant son tee shirt et sa casquette. Elle gloussait comme une folle et il était en train d'essayer de la faire taire avec de légers baisers. Ce n'était pas pour être romantique, en fait, il s'en fichait bien d'elle. Elle était chaude, elle en avait envie et elle bougeait bien, c'était plus que suffisant pour Tom.

Il aligna leurs hanches et s'écrasa contre elle, la faisant couiner tandis que son sexe durcissait. L'ouverture entre ses cuisses était chaude et humide. Il la retint par les épaules et aligna le bout de son sexe entre ses cuisses, puis la pénétra. Elle cria.

Tom soupira presque. A la place, il se pencha et l'embrassa. Cette fois, elle enfonça sa langue dans sa bouche. Elle avait une bille de métal dans la langue.

Un piercing à la langue.

Pourquoi ne l'avait-il pas remarqué avant ?

Tom se figea alors que Bill faisait à nouveau irruption dans sa tête. Bill, claquant son piercing contre ses dents. Bill, souriant d'un air radieux par-dessus son épaule alors qu'il avançait dans la foule de fans. Bill, l'air furieux contre le mur de l'ascenseur alors qu'il se disputait avec Tom.

Bill, impuissant et vulnérable sous lui.

Il se sentait à nouveau malade.

« Oh, mon dieu, » gémit Tom, et Sarah haleta, le griffant dans le dos. Il devait finir de la baiser. Il devait finir de la baiser ou il ne se le pardonnerait jamais. Il se força à la pénétrer à un rythme régulier alors qu'elle faisait des petits bruits, elle allait sûrement bientôt venir. Tom connaissait ce genre de fille.

« Oui, oui, oui, » elle était en train de psalmodier en serrant les dents, ses yeux roulant dans leurs orbites.

Tom fermait les yeux aussi fort qu'il le pouvait mais découvrit que l'image de Bill était mille fois plus vivace dans le noir.

Il ouvrit brutalement les yeux.

« Je viens ! » hurla Sarah, une de ses mains s'agrippant au dos de Tom et l'autre s'accrochant à la tête de lit. « Je viens, oh, je viens ! »

Tom continua de pousser. Il ne pouvait pas s'arrêter. Foutu Bill.

« Oh, oh, oh, » prévint Sarah. Tom la sentit se crisper et malgré lui, il trouva cette sensation incroyablement bonne. Il se maudit intérieurement de ne pas plus apprécier. Sarah fit un étrange bruit en inspirant, serra la mâchoire et ses pieds devinrent rigides. « Oh, oh !! »

« Oui, » murmura Tom, tout en continuant de la prendre alors qu'elle le comprimait de plus en plus sur toute sa longueur. C'était foutrement ironique qu'elle soit la meilleure partie de baise qu'il avait eu depuis un moment et qu'il ait la tête ailleurs. « Allez viens. »

« Je viens, oh, je viens, » gémissait-elle, et Tom la sentit venir. C'était intense, et il savait qu'il aurait des marques de griffures dans le dos pendant une semaine.

Il n'était pas prêt de jouir, et rien ne l'amènerait jusque là. Pas maintenant. Il simula l'orgasme et se retira d'elle pour se retourner, histoire qu'elle ne remarque rien.

Tom entendait son souffle haletant à côté de lui. Il regarda par dessus son épaule et se demanda à quel point ça allait être difficile de lui demander de partir.

« C'était, » soupira-t-elle, en reprenant son souffle et en embrassant Tom sur l'épaule « incroyable. »

Tom lui fit un signe de tête et se redressa, simulant un bâillement tout en s'étirant. « Ouais, vraiment. »

Elle se pencha pour l'embrasser mais il se recula un peu. « Qu'est ce qui ne va pas ? » demanda Sarah en fronçant les sourcils.

« Le piercing à la langue, » dit Tom sans qu'il ne puisse s'en empêcher.


Sarah ne sembla pas intimidée. « Oh, » dit elle. « Dommage que tu ne sois pas Bill, n'est ce pas ? » Elle lui fit un clin d'½il.

Tom rigola faiblement.

« Quoi que, piercing contre piercing ça pourrait être bizarre. Qu'est ce que tu en penses? » Enchaîna Sarah.

Tom bailla encore, de façon exagérée cette fois. « Je ne sais pas. Je n'ai jamais vraiment réfléchi à ça. »

« Je parie que si, » dit Sarah en souriant.

« Qu'est ce que tu veux dire par là? » demanda Tom nerveusement.

« Sérieusement, je ne peux pas croire que tu n'as jamais eu, ou même pensé à quelqu'un qui te sucerais avec un piercing. » Elle sorti sa langue. « Avec un tableau de chasse comme le tien. »

« Il est tard, j'ai un concert demain, » dit carrément Tom. Il était soulagé qu'elle n'ait rien dit de bizarre sur Bill. Cependant, ça ne le rassurait pas non plus. Elle avait involontairement transgressé une ligne et Tom voulait qu'elle s'en aille.

« Ouais, non, j'ai compris, » répondit Sarah en se levant et en remettant ses vêtements. « Je sais comment ça se passe. Je parie que tu étais probablement en train de te demander combien de temps j'allais rester. Mon dieu, on doit te sembler tellement ennuyeuses et pathétiques. »

« Non, c'est juste que... »

« Oublie ça, » dit Sarah. « Merci pour la baise, » ajouta-t-elle en mettant son manteau. « Ce n'était pas aussi bien que je l'imaginait mais bon. C'était quand même pas mal. »

Tom la regarda alors qu'elle passait la porte, la refermant fermement derrière elle. Il se sentait soulagé d'être seul, enfin. Il avait cru qu'il voulait de la compagnie; il avait eu tord.

Il avait cru que coucher avec quelqu'un lui changerait les idées.

Il avait tellement eu tord.

Se sentant mal à l'aise avec sa propre nudité, il jeta le préservatif usagé et remit ses habits. Il était tard et il n'était pas fatigué. Il pouvait entendre la télévision dans la chambre de Georg qui était juste à côté, mais il ne voulait pas aller le voir.

Pourquoi est-ce qu'il voulait aller se réconcilier avec Bill ?

Ils s'étaient quittés fâchés. Tom n'était pas vraiment sûr de la raison de leur dispute. A cause d'une fille ? Non, pas à cause d'une fille. Jamais à cause d'une fille. Les choses étaient tellement tendues entre eux depuis quelques jours. Tom se demandait si peut-être ils devaient juste s'asseoir pour parler, gueuler un bon coup, régler leur différend.

Peu importe ce que ça nécessiterait. Les chambres d'hôtel étaient fantastiques mais ils n'en avaient pas toutes les nuits, le tour bus était vraiment un inconfortable microcosme quand un des garçons était de mauvaise humeur.

Tom soupira. Il ne pouvait pas penser à Bill à chaque fois qu'il embrasserait quelqu'un avec un piercing à la langue, ou même qu'il embrasserait quelqu'un tout court. C'était mal. Ce n'était pas sa faute. Quelque chose avait juste été programmé dans la tête de Tom.

Avant, Bill et Tom partageaient les chambres d'hôtel. Ils dormaient l'un à côté de l'autre, dans le même lit, parce que ça les réconfortait quand leur maison leur manquait. Ils étaient la maison de l'autre.

Maintenant, quand Tom pensait à dormir à côté de Bill, il en avait presque la chaire de poule.

« Ugh, » murmura Tom, se levant et prenant la décision d'aller parler à Bill. Bill était son jumeau. C'est vrai qu'il était le jumeau caractériel, mais ils avaient été ensemble toute leur vie. Ils devaient être capables de traverser n'importe quoi ensemble.

Tom frappa à la porte qui connectait sa chambre à celle de Bill. Il n'eut aucune réponse et quand il ouvrit la porte, sa seule chose qu'il vit fut l'obscurité, il n'y avait personne dans le lit. Il commençait à se demander si Bill était avec Georg et Gustav quand il vit un trait de lumière sous la porte de la salle de bain. Bien sur, Bill était probablement en train de s'occuper de sa peau ou un truc dans le genre. La lumière des salles de bain d'hôtel rendaient Bill manifestement fou.

Tom avança vers la salle de bain et entendit Bill tousser.

Il se figea. Est-ce qu'il pouvait simplement faire irruption là dedans ?

« Bill ? » dit il en contournant le coin.

La première chose que Tom aperçut fut Bill dans la baignoire, à mi-chemin de son orgasme, serrant son sexe et un côté de la baignoire, ses orteils se courbant contre le rebord. Tom hoqueta bruyamment et se cogna fortement l'épaule contre l'encadrement de la porte. Bill regarda vers Tom et hurla, incapable de se maîtriser.

« Tom putain qu'est ce que tu fais là ? » brailla Bill en lâchant son sexe et en remontant ses genoux contre son torse. L'eau fit un énorme splash autour de lui.

« Je suis désolé! » gémit Tom, reculant hors de la pièce. « Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé, oh mon dieu, je suis désolé. »

Il tituba jusqu'au lit et s'assit dessus, plongeant sa tête dans ses mains. Qu'est-ce qui venait juste de se passer putain ? Il aurait dû savoir qu'il n'aurait pas dû aller surprendre son frère dans la salle de bain, mais quelque chose lui avait dit d'y aller.

Bill, dans la baignoire, tremblait en serrant toujours ses genoux et en fixant la porte. Avoir peur de cette façon à la moitié de son orgasme lui avait vraiment fait un choc. Il grelottait dans l'eau, qui semblait maintenant complètement froide. Il voulait sortir.

« Tom ? » appela-t-il, juste pour être sûr.

« Non, » Il entendit son frère répondre depuis l'autre pièce.

Bill soupira, frustré, et se leva modestement. L'eau glissait sur lui et son sexe était mou. Il était déçu. Il passait vraiment un bon moment avant qu'il ne soit interrompu si brutalement. Il attrapa rapidement une serviette, se tapotant pour se sécher et remit ses vêtements.

« Okay, » dit Bill d'une voix forte, sortant de la salle de bain quelques minutes plus tard, éteignant la lumière. La pièce devint vraiment sombre et il n'y voyait pas à cinquante centimètres. « Oh, merde. »

Bill s'immobilisa et laissa ses yeux s'habituer au noir. Pendant un moment, il se demanda où était Tom, quand il le vit sur le lit, endormi. Levant les yeux au ciel, Bill marcha jusqu'au lit et s'assit dessus. « Tom, » dit-il, en sautillant un peu sur le matelas pour sortir son frère de son sommeil. « Tom, réveille toi. »

« Quoi ? » murmura Tom. « Encore quelques minutes. »

« Tommmm. »

Tom roula et ses yeux s'entre ouvrirent. Dans le vague clair de lune, il vit le visage de Bill. « Oh. »

Bill expira. « Ouais. Qu'est-ce que tu voulais ? »

« Je suis désolé, je t'ai dérangé. » La voix de Tom était feutrée.

« C'est pas grave. »

« J'aurais dû frapper. »

Bill hocha la tête.

Tom se tourna complètement et Bill put voir tout son visage. Tom avait l'air complètement misérable. Bill avait été prêt à s'énerver, mais il y avait quelque chose dans l'expression de Tom qui le retint.

« Qu'est ce que tu fais ? » demanda Bill.

Tom se tut quelques minutes. C'était un très long, très lourd silence entre eux. Tom se sentait embarrassé; il n'aimait vraiment pas parler de ses sentiments, il n'affichait vraiment jamais ses émotions aux yeux de tous. Il détestait se sentir vulnérable.

Bill avait toujours l'air vulnérable et, en grandissant, Tom avait toujours veillé sur son petit frère. Il aurait pris n'importe quel coup à la place de Bill pour qu'il n'expose jamais sa vulnérabilité. Tom avait peur que ça fasse de Bill une cible facile, et il craignait la même chose pour lui même.

« Je pense que ce soir, je veux juste passer du temps avec toi, »dit finalement Tom, calmement. « Si c'est d'accord. »

Bill lui leva un sourcil. Ça faisait un moment depuis la dernière fois où Tom avait voulu passer du temps avec lui.

« Ouais, d'accord. »

Ils ne dirent rien de plus pendant le reste de la nuit.

Ils ne firent rien, n'allumant aucune lumière, ne regardant pas la télévision. Bill et Tom passèrent silencieusement sous les couvertures du grand lit et s'allongèrent l'un à côté de l'autre, comme ils le faisaient quand ils étaient jeunes et que leur maison leur manquait.

Avant de s'endormir, Bill dit, « Je ne comprends pas vraiment ce qui se passe entre nous. »

Tom ne répondit pas, et Bill pensa qu'il était endormi. Cependant Tom était bien réveillé.

Il n'avait juste pas de réponse. Tout ce qu'il savait c'était qu'il se sentait bien mieux qu'il ne l'avait été depuis longtemps. Il s'interrogerait plus tard.

# Posted on Tuesday, 25 November 2008 at 1:10 PM